Projet vidéo « Regards croisés »

Un espace de dialogue entre deux générations LGBTQIA+ pour mieux comprendre les luttes et les avancées vers l’égalité à Genève.

Le projet Regards croisés de l’association genevoise Dialogai propose un espace d’échange intergénérationnel autour des expériences et des luttes des personnes LGBTQIA+ pour l’égalité des droits. Les vidéos réalisées par Lorraine Hauenstein ont été présentées en avant-première lors du festival Everybody’s Perfect en octobre 2024. Elles sont désormais disponibles ci-dessous, accompagnées de fiches explicatives sur les thématiques abordées.

À travers ces témoignages, des personnes LGBTQIA+ partagent leurs parcours, rappelant les défis qu’elles ont dû surmonter et les progrès réalisés. Ces récits permettent de mieux comprendre les combats passés et actuels pour une société plus inclusive et égalitaire.

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Liste de lecture

4 Vidéos

Fiches explicatives

Dans cette vidéo, plusieurs thématiques liées aux femmes lesbiennes sont abordées, notamment la question des préjugés et de leur impact qui demeurent d’actualité aujourd’hui, bien que perçue de manière différente à travers les générations.

Les préjugés à l’encontre des femmes lesbiennes, tout comme ceux visant la population LGBTIQ+ dans son ensemble, sont nombreux (Parini & Lloren, 2017) et peuvent avoir des répercussions significatives sur leur santé mentale et physique. Raggins, Singh et Cornwell (2007) soulignent que ces contextes de stigmatisation poussent de nombreuses personnes à taire ou dissimuler leur orientation sexuelle. Whitley et Kite (2016) ont démontré qu’une partie de la population hétérosexuelle véhicule largement des stéréotypes négatifs à l’égard des personnes LGBT. Par exemple, il est souvent avancé que les femmes lesbiennes adoptent systématiquement des traits et des comportements associés aux hommes hétérosexuels. Elles sont alors perçues comme moins féminines et ne correspondant pas aux normes de genre attendues par la société. Parmi les stéréotypes récurrents, l’un des plus fréquent concerne la masculinité des femmes lesbiennes (Chamberland et Théroux-Seguin, 2009). En conséquence, toute personne ayant une coiffure courte et portant des vêtements connotés masculins est souvent étiquetée comme homosexuelle (ne cherchant ainsi pas à plaire aux hommes cisgenres), tandis qu’une personne adoptant une expression de genre féminine, conforme aux standards de beauté actuels, suscite surprise et étonnement lors de son coming-out. Ces dernières sont alors souvent questionnées sur un éventuel choix « par défaut », sous-entendant qu’elles n’ont pas trouvé l’homme capable de les rendre heureuses ou qu’elles ont subi un traumatisme tel qu’un abus sexuel (Gross, 2018). Ces suppositions annihilent l’autodétermination des femmes lesbiennes et nient leur identité sexuelle (Chamberland et Théroux-Seguin, 2009). Ce déni de la capacité des femmes à jouir de leurs désirs indépendamment de l’implication d’un homme implique également d’assimiler le lesbianisme à une hypersexualité débridée, souvent sans amour, avec idéalement la présence d’une figure masculine. 

De manière générale, en raison de ces contextes de stigmatisation auxquels la population LGBT est exposée, celle-ci présente un déficit de santé physique et mentale plus important par rapport aux personnes hétérosexuelles (Bourguignon, Berent & Negraoui, 2018), malgré les diverses stratégies mises en place pour y faire face. Parmi celles-ci, le dévoilement de son orientation sexuelle peut sembler contre-intuitif mais Jordan & Deluty (1998) ont montré que, chez les femmes lesbiennes, celles qui acceptaient et partageaient leur orientation sexuelle étaient moins anxieuses et préservaient une estime de soi plus élevée.  Cela leur permettait également de s’identifier à leur groupe d’appartenance, engendrant une série d’effets positifs pour leur santé psychologique.

Bibliographie :

Bourguignon, D., Bernet, J., & Negraoui, N. (2018). Les personnes LGB face à la stigmatisation. Psychologie de la discrimination et des préjugés, De Boeck Superieur, 73-89.

Chamberland, L., & Théroux-Séguin, J. (2009). Sexualité lesbienne et catégories de genre. Genre Sexualité & Société1https://doi.org/10.4000/gss.772

Gross, M. (2018). Idées reçues sur l’homoparentalité. Le Cavalier Bleu. https://doi.org/10.3917/lcb.gross.2018.01

Jordan, K. M., & Deluty, R. H. (1998). Coming out for lesbian women: Its relation to anxiety, positive affectivity, self-esteem, and social support Journal of homosexuality, 35(2), 41-63

Kite, M. E., & Whitley Jr, B. E. (2016). Psychology of prejudice and discrimination. Psychology Press

Parini, L. & Lloren, A. (2017). Discriminations envers les homosexuel·le·s dans le monde du travail en Suisse. Travail, genre et sociétés, 38, 151-169. https://doi.org/10.3917/tgs.038.0151

Ragins, B. R., Singh, R., & Cornwell, J. M. (2007). Making the invisible visible: Fear and disclosure of sexual orientation at work. Journal of Applied Psychology, 92(4), 1103–1118. https://doi.org/10.1037/0021-9010.92.4.1103

Selon des études internationales, entre 0,5% et 3% de la population s’est déjà posé ces fameuses questions (Biologie et identité de genre, s.d.) : « Suis-je un homme ? Suis-je une femme ? Ni l’un ni l’autre ? ». Ces interrogations ne concernent pas la définition du sexe biologique mais bien l’identité de genre.  Malheureusement, de nombreuses confusions entre sexe biologique et identité de genre entrainent des généralisations abusives et de l’intolérance (Gognalons-Nicolet, 2002). 

Mais alors, qu’est-ce que l’identité de genre ?  Selon l’article Biologie et identité de genre (s.d), l’identité de genre est « « la connaissance profonde qu’a une personne de son propre genre. Cette perception de soi peut différer des caractéristiques biologiques sexuelles et de la perception par la société. » 

En effet, l’identité de genre d’une personne ne coïncide pas forcément avec son expression de genre, qui désigne l’apparence que se donne une personne à travers les vêtements, la coiffure, le maquillage, le langage, le comportement, le prénom ou les pronoms utilisés. 

Par ailleurs, les caractéristiques biologiques sexuelles font référence aux divers éléments qui déterminent le sexe biologique, à savoir : le patrimoine génétique, les organes génitaux, et les taux hormonaux. C’est sur la base de ces critères qu’on assigne le sexe masculin ou féminin à un enfant (Biologie et identité de genre, s.d.). 

Lorsque l’identité de genre d’une personne correspond au sexe qui lui a été assigné à la naissance, elle est qualifiée de cisgenre. En revanche, les personnes transgenres sont celles dont l’identité de genre ne correspond pas ou pas totalement au sexe qui leur a été assigné à la naissance. Parmi celles-ci, on retrouve les hommes trans qui ont été assignés au sexe féminin à la naissance mais qui s’identifient comme hommes, et les femmes trans, qui ont été assignées au sexe masculin à la naissance mais qui s’identifient comme femmes. Les personnes non-binaires, quant à elles, ne s’identifient ni (exclusivement) comme homme, ni (exclusivement) comme femme. 

La transidentité n’est pas un choix de plaisir mais un fardeau que portent les personnes concernées, car elles ne sont pas reconnues dans l’identité de genre qui les représente. Comme l’ont résumé Rudolph et al. (2023), ces personnes peuvent s’orienter vers une transition sociale (par exemple, coming-out, changement de pronom, utilisation d’un nouveau nom), juridique (changement de sexe et de prénom sur les actes d’état civil), et médical (p.ex traitement endocrinologique et/ou chirurgical). 

« C’est un effet de mode, c’est une épidémie. » ; C’est ainsi qu’Espineira et Thomas (2022) ont ironiquement intitulé un chapitre de leur ouvrage consacré aux idées reçues sur la transidentité, tentant ainsi de les déconstruire. En réalité, les personnes transgenres ont toujours existé, bien que le terme « transgenre » n’ait été introduit qu’au cours des années 1960 (Blakemore, 2022). L’auteur cite des exemples remontant des années 1950 à 200 de notre ère. L’empereur romain Elagabal, qui régna de 218 à 222, remettait en question la binarité du genre en portant des vêtements féminins et en souhaitant être désigné par le pronom « elle ». Au 19ème siècle, Albert Cashier, assigné femme à la naissance, participa à la guerre civile américaine au sein de l’Union Army en tant que soldat masculin. La première patiente à subir une opération de réattribution sexuelle, Lili Elbe, mourut en 1931 après l’échec d’une transplantation utérine.  

Quid de la situation actuelle en Suisse ? Début 2022, une nouvelle loi a facilité le changement de sexe, ne nécessitant plus un certificat de dysphorie de genre, et permettant à 1177 personnes de s’auto-déterminer (Les Droits Humains des Personnes Trans Restent Peu Garantis En Suisse – humanrights.ch, s. d.) et de faire valoir leurs droits auprès de l’état civil. Depuis 2023, le nombre de personnes ayant effectué ce changement s’est stabilisé à 713 personnes (Ofs, 2024), réfutant ainsi l’idée d’un simple effet de mode. 

Bibliographie 

Biologie et identité de genre. (s. d.). Santé Sexuelle Suisse. https://www.sante-sexuelle.ch/themes/caracteristiques-sexuelles-et-identite-de-genre

Blakemore, E. B. (2022, 29 juin). Quand les historiens documentent la vie des personnes transgenres. National Geographichttps://www.nationalgeographic.fr/histoire/quand-les-historiens-documentent-la-vie-des-personnes-transgenres#:~:text=Le%20terme%20%22transgenre%22%20n’,a%20jamais%20%C3%A9t%C3%A9%20aussi%20fort.

Espineira, K. & Thomas, M. (2022). « C’est un effet de mode, c’est une épidémie. ». Dans : , K. Espineira & M. Thomas (Dir), Transidentités et transitude: se défaire des idées reçues (pp. 139-148). Paris: Le Cavalier Bleu.

Gognalons-Nicolet, M. (2002). Identités sexuées, identités sexuelles et genre. Revue Médicale Suisse2(2385), 640-643. https://doi.org/10.53738/revmed.2002.-2.2385.0640

Les droits humains des personnes trans restent peu garantis en Suisse – humanrights.ch. (s. d.). https://www.humanrights.ch/fr/pfi/droits-humains/lgbtiq/droits-humains-trans-suisse

Ofs. (2024, 20 juin). Baisse des naissances, décès, mariages et divorces en 2023  Mouvement naturel de la population en 2023 : résultats définitifshttps://www.bfs.admin.ch/asset/fr/32007246#:~:text=Apr%C3%A8s%20avoir%20%C3%A9t%C3%A9%20facilit%C3%A9s%20par,2023%20(%2D39%2C4%25)

Rudolph, H., Burgermeister, N., Schulze, J., Gross, P., Hbscher, E., & Nuez, D. G. (2023). De la psychopathologisation à l’approche affirmative de la diversité des genres. Forum Médical Suisse ‒ Swiss Medical Forum. https://doi.org/10.4414/fms.2023.09300

Les personnes intersexes : Quesaco ?

Les individus intersexes viennent au monde avec des traits sexuels (comme l’anatomie, les organes reproducteurs, les hormones ou les chromosomes) qui ne se conforment pas aux définitions traditionnelles du masculin ou du féminin. Plus précisément, l’association InterAction (s.d) décrit les personnes intersexes comme naissant avec des caractéristiques sexuelles qui sont à la fois femelles et mâles, soit pas entièrement femelles ou mâles, soit ni femelles ni mâles. De plus, toujours selon cette association, l’intersexuation peut être anatomique, hormonale, chromosomique, ou génétique.

Selon le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (s.d), les spécialistes estiment que jusqu’à 1,7 % de la population présente ces caractéristiques intersexuées à la naissance. Il précise également que les personnes intersexes peuvent s’identifier à n’importe quel genre et avoir toute orientation sexuelle. Par exemple, une personne intersexe (avec des caractéristiques sexuelles spécifiques) peut s’identifier comme un homme (genre) et être hétérosexuelle (orientation sexuelle).

Une problématique encore d’actualité en Suisse concerne les interventions chirurgicales et les traitements hormonaux non justifiés sur les jeunes enfants (InterAction, s.d). En effet, l’objectif est de « normaliser » l’apparence des personnes néexs intersexes pour qu’iels se conforment aux stéréotypes de genre traditionnels masculins ou féminins (Amnesty, s.d.; HCDH, s.d.). Sachant qu’il est peu fréquent qu’un traitement médical soit crucial ou urgent pour la santé au cours des premiers mois de vie (InterAction, s.d), ces procédures, souvent irréversible, entrainent des conséquences telle qu’une infertilité permanente, la perte de sensations sexuelles et des souffrances psychologiques, y compris la dépression. De plus, beaucoup de ces personnes ressentent également une pression pour se conformer à des catégories de sexe et de genre qui ne reflètent pas leur véritable identité (HCDH, s.d).

InterAction (s.d) souligne la nécessité et le devoir d’attendre que l’enfant soit pleinement capable de discernement et de donner son consentement avant de prendre la décision d’entamer une procédure médicale ou chirurgicale.

Pourquoi n’utilisons-nous pas le terme hermaphrodisme ?

Certaines personnes intersexuéexs trouvent ce terme inapproprié et offensant, car il ne correspond pas à la réalité biologique de leur condition et évoque une vision mythologique et exotique. En effet Hermaphrodite, figure de la mythologie grecque, possédait à la fois des organes sexuels masculins et féminins pleinement fonctionnels, ce qui ne reflète pas la situation des personnes intersexuéexs (ISNA, s.d). Il y a toutefois un effet générationnel avec certaines personnes concernéexs par la variation du développement sexuel plus agéexs qui emploient toujours ce terme.

Bibliographie

Comprendre le « i » de LGBTI. (S.D.). Amnesty France. https://www.amnesty.fr/focus/le-i-de-lgbti

HCDH. (s.d). Personnes intersexes – Le HCDH et et les droits de l’homme des personnesLGBTI.  https://www.bfs.admin.ch/asset/fr/32007246#:~:text=Apr%C3%A8s%20avoir%20%C3%A9t%C3%A9%20facilit%C3%A9s%20par,2023%20(%2D39%2C4%25)

Intersexuation.(s. d.). InterAction suisse. https://www.inter-action-suisse.ch/fr/intersexuation

Is a person who is intersex a hermaphrodite ? | Intersex Society of North America. (s. d.). https://isna.org/faq/hermaphrodite/

En 1942, la Suisse dépénalise les relations homosexuelles entre adultes consentants avec l’entrée en vigueur du premier Code pénal suisse. Cette décision, relativement précoce par rapport aux autres pays européens, vise à réduire le silence médiatique autour des affaires d’homosexualité tout en évitant les scandales publics liés au chantage. Cependant, la dépénalisation ne signifie pas une acceptation sociale. Elle est perçue comme un compromis entre progressisme et conservatisme, avec une volonté de maintenir l’homosexualité dans la sphère privée (Delessert, 2012). Bien que les poursuites judiciaires diminuent, la surveillance policière et l’opprobre social persistent, illustrant une tolérance limitée (Delessert, 2016).

À partir de cette époque, la police suisse met en place des registres visant à surveiller et contrôler la communauté homosexuelle. Ces registres, utilisés jusqu’aux années 1980, permettent aux autorités de suivre les activités des personnes homosexuelles, renforçant ainsi leur invisibilité sociale et leur marginalisation (Roca I Escoda, 2020).

Les lieux de rencontre comme les dancings et les toilettes publiques jouent un rôle crucial dans le développement de la scène homosexuelle en Suisse. Ces espaces offrent des lieux de socialisation et de rencontre pour les hommes homosexuels, souvent en marge de la société dominante. À Zurich, ces espaces contribuent à la formation d’un tissu homosexuel dense malgré la surveillance policière. Ces lieux permettent aux homosexuels de se rencontrer discrètement, créant ainsi un réseau social et culturel essentiel pour la communauté (Delessert, 2012).

Dans ce contexte de marginalisation, certaines organisations émergent et jouent un rôle central dans la promotion d’une image positive de l’homosexualité. Der Kreis (Le Cercle), fondée dans les années 1930, publie un magazine influent qui devient un forum important pour la communauté homosexuelle internationale (Roca I Escoda, 2020). Plus tard, dans les années 1960, le Club 68, fondé à Genève, contribue également à l’émergence du mouvement LGBT en Suisse. Il offre un espace sûr pour les rencontres et les discussions, aidant à briser l’isolement et à promouvoir la visibilité des homosexuels.

En mai 1968, une vague de mouvements contestataires secoue l’Europe, marquant notamment un tournant majeur dans la libération sexuelle (Giami, 2002 ; cité par Burgnard, 2010). Dans ce contexte, des groupes homosexuels émergent au début des années 1970, engagés dans un travail militant intense. Leur lutte se focalise sur quatre enjeux principaux : briser l’isolement, surmonter l’invisibilité, combattre la discrimination et rejeter la culpabilité (Burgnard, 2010). Les actions entreprises par ces groupes visent à rendre leur communauté visible, à sortir de l’ombre, et à affirmer sans honte leur mode de vie. Ces démarches, considérées comme transgressives, représentent une rupture significative avec la discrétion qui caractérisait jusque-là les homosexuels en Suisse romande, mais elles suscitent également des réactions hostiles (Burgnard, 2010).

L’une des batailles majeures de cette période a lieu en 1979, contre l’exigence du certificat de bonnes vie et mœurs, un document nécessaire pour exercer certaines professions, notamment dans l’enseignement et d’autres fonctions publiques (Gros, 1987). Certains anciens discours de conseillers d’État montraient que ce certificat avait une fonction dissuasive visant à protéger certaines professions des individus jugés indignes, en particulier pour éviter une soi-disant « contagion homosexuelle » dans les écoles (Burgnard, 2010).

En 1982, l’association Dialogai ouvre ses portes à Genève, offrant un espace d’écoute et d’entraide pour la communauté homosexuelle (Burgnard, 2010). Sa création coïncide avec la description du premier cas de Sida dans le monde, survenu la même année chez un patient homosexuel (Bujan, 2017). Cet évènement amplifie les angoisses collectives (RTS, 2015) et alimente des préjugés basés sur une méconnaissance de la maladie, tels que l’idée d’un « cancer gay » ou la perception des personnes séropositives comme une menace pour le reste de la population, « coupables » de comportements jugés déviants comme l’usage de drogues ou les relations homosexuelles (Robert, 2003).

En 2022, en Suisse, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a enregistré 371 nouveaux cas de VIH, ce qui représente une incidence de 4,2 cas pour 100’000 habitants. Ce chiffre contraste avec les 1300 cas annuels enregistrés en moyenne dans les années 1990, une baisse notable en partie attribuable à la prophylaxie préexposition, qui protège efficacement les personnes à risque élevé.

L’histoire LGBT en Suisse est ainsi marquée par une série de compromis entre tolérance légale et marginalisation sociale. Les mouvements et organisations comme Der Kreis et Club 68 ont joué un rôle crucial dans l’avancement des droits LGBT, malgré les défis persistants. La dépénalisation de l’homosexualité en 1942 a ouvert la voie à des changements, mais la lutte pour l’égalité et l’acceptation continue.

Bibliographie

Bujan, L. (2017). Trente années d’évolution dans la prise en charge des personnes vivant avec le virus de l’immunodéficience humaine désirant devenir parents : un changement de paradigme. Bulletin de L Académie Nationale de Médecine201(1‑3), 281‑296. https://doi.org/10.1016/s0001-4079(19)30526-6

Burgnard, S. (2010). Se regrouper, se rendre visibles, s’affirmer : l’expérience des mouvements homosexuels à Genève dans les années 1970. Genre Sexualité & Société3https://doi.org/10.4000/gss.1422

Delessert, T. (2012). Les homosexuels sont un danger absolu. Antipodes.

Delessert, T. (2012b). Le « milieu » homosexuel suisse durant la Seconde Guerre mondiale. Cahiers D’histoire Revue D’histoire Critique, 119, 65–78. https://doi.org/10.4000/chrhc.2731

Delessert, T. (2016). L’homosexualité dans le code pénal suisse de 1942: Droit octroyé et préventions de désordres sociaux. VINGTIÈME SIÈCLE. REVUE D’HISTOIRE. https://serval.unil.ch/resource/serval:BIB_7998F2D9DEEF.P001/REF

OFSP. (2023). Statistiques et analyses concernant VIH/ISThttps://www.bag.admin.ch/bag/fr/home/zahlen-und-statistiken/zahlen-zu-infektionskrankheiten/hiv-sti-statistiken-analysen-trends.html

Robert, B. (2003). Nouvelles valeurs dans l’Angleterre d’aujourd’hui : Compromis de valeurs et nouveau langage politique : la politique de lutte contre le sida dans les années 1980. Dans Presses Sorbonne Nouvelle eBooks. Presse Sorbonne Nouvelle. https://doi.org/10.4000/books.psn.4062

Roca I Escoda, M. (2020, December). Droits LGBT (évolution des). Seismo. https://doi.org/10.33058/seismo.20729.0164

Sida : la dernière grande peur du XX ème siècle. (2015, 1 octobre). rts.ch. https://www.rts.ch/archives/dossiers/3478210-sida-la-derniere-grande-peur-du-xx-eme-siecle.html#:~:text=L’apparition%20du%20sida%2C%20au,exigeaient%20de%20tatouer%20les%20s%C3%A9ropositifs%E2%80%A6

Wikipedia. (2024, April 23). Histoire LGBT en Suisse. https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_LGBT_en_Suisse