Depuis deux décennies, les connaissances sur les identités de genre et les orientations affectives et sexuelles ont évolué, mais un décalage persiste entre les droits théoriques et la réalité vécue par les personnes LGBTIQ+. En Suisse, malgré une reconnaissance légale des libertés individuelles, la stigmatisation sociale demeure, comme le montre l’étude réalisée par Dialogai pour le compte d’Amnesty Suisse (en partenariat avec Queeramnesty, TGNS, InterAction, Pink Cross et LOS), avec des violences et un rejet qui affectent particulièrement les jeunes et les personnes trans.
Le manque de reconnaissance sociale de la diversité des orientations affectives et sexuelles et des identités de genre, provoque parfois stupeur, honte, rejet et exclusion voire violences, notamment au sein des familles allant jusqu’à l’exclusion des jeunes LGBTIQ+ lors du coming out. Selon le Panorama 2024 de l’Observatoire des vulnérabilités Queers « 20 % des personnes queers en France se sont déjà retrouvées sans domicile. ».
Cette exclusion a des conséquences dramatiques : 20% des hommes gays ont tenté de se suicider et 50% des tentatives de suicide ont lieu avant l’âge de 20 ans ; chez les jeunes trans, le risque de suicide est 8 fois plus élevé que dans la population générale et il est 2 à 4 fois plus élevé chez les jeunes femmes homosexuelles et bisexuelles que leurs homologues hétérosexuelles.
Ces chiffres témoignent d’une immense souffrance et de plus de vulnérabilité en matière de santé mentale : 47% des jeunes trans* âgés de 14 à 24 ans souffrent de dépression5. C’est bien l’environnement dans lequel les personnes LGBTIQ+ évoluent qui provoque des inégalités qui vulnérabilisent et non le fait d’être une personne LGBTIQ+. C’est dans ce contexte que Dialogai intervient encore cette année, en apportant des solutions concrètes et adaptées aux besoins spécifiques de cette population.
Direction conjointe : Juliette di Giorgio & Christophe Catin