Agression

Vous avez subi une agression?

Agression homophobe dans les lieux publics ou violence au domicile, que faire ?

En cas d’agression dans un lieu public

Vous venez de subir une agression portant atteinte à votre intégrité (physique, psychique ou sexuelle), voici les premières démarches à effectuer :

Soins médicaux Consulter au plus vite un médecin (urgences de l’hôpital, permanences, médecins privés, etc.) pour recevoir les soins nécessaires.

Preuves Préserver tout indice de violence et utiliser tout moyen utile pour en conserver les traces : faire établir un constat médical avec description détaillée des lésions physiques et de l’état psychique.

Dénonciation / Plainte Les auteurs de violence profitent de la peur ou de la gêne des gays à déposer une plainte. Il est cependant impératif de le faire afin d’éviter que ces actes restent impunis et sans conséquence pour leurs auteurs. En outre, la plainte pénale, comme le fait d’en parler à son entourage ou à des professionnels, fait partie d’un processus permettant de surmonter les séquelles d’une agression.

Si vous souhaitez porter plainte, vous avez un délai de 3 mois depuis le jour de l’agression pour le faire. Vous pouvez soit signaler les faits directement à la police (à la police judiciaire du boulevard Carl-Vogt ou au commissariat du quartier où l’agression a eu lieu) soit envoyer une plainte écrite au Procureur Général. Sachez que vous pouvez vous faire aider par notre hotline ou par le Centre LAVI pour rédiger la plainte.

Il est à noter que certaines infractions sont poursuivies d’office, en particulier l’homicide ou la tentative d’homicide, les lésions corporelles graves, la séquestration, l’enlèvement, la contrainte, les infractions contre l’intégrité sexuelle ainsi que, dans le cadre de la violence conjugale, les voies de fait répétées, les menaces et les lésions corporelles simples.

En cas de violences conjugales

Vous venez de subir de la part de votre conjoint ou d’un partenaire occasionnel une agression portant atteinte à votre intégrité (physique, psychique ou sexuelle), voici les démarches urgentes que vous pouvez effectuer :

Soins médicaux Consulter au plus vite un médecin (urgences de l’hôpital, permanences, médecins privés, etc.) pour recevoir les soins nécessaires. Ce sera l’occasion de faire établir un constat médical qui augmentera les chances de faire reconnaître la violence subie.

Preuves Préserver tout indice de violence et utiliser tout moyen utile pour en conserver les traces :
– Faire établir un constat médical avec description détaillée des lésions physiques et de l’état psychique
– Faire des photos en cas de blessures ou de dégâts matériels visibles, si possible datées prendre l’identité d’éventuels témoins
– Conserver toute trace laissée par l’agression sur vous-même ainsi que sur les lieux

Sécurité, protection Voici quelques mesures qui peuvent contribuer à assurer votre protection et à éviter de nouvelles agressions :
– Faire intervenir la police
– Déposer une plainte pénale et se constituer partie civile
– Solliciter l’aide de proches ou de professionnel-le-s, notamment la hotline de Dialogai
– Réfléchir à des scénarios de protection (mise à l’abri, ajout de verrou de sécurité ou changement de serrures éventuels, accompagnements lors de déplacements, information aux voisins, etc.)

Dénonciation / Plainte / Poursuite d’office Depuis avril 2004, la violence conjugale est poursuivie d’office y compris pour les couples gays ce qui signifie qu’une plainte de la victime n’est plus nécessaire pour ouvrir une procédure pénale. Ainsi, toute personne ayant connaissance des faits de violence peut les signaler aux autorités (police ou Procureur général) qui sont tenues d’engager des poursuites.

Ce qu’il faut retenir

• Consultez au plus vite un médecin, une permanence ou les urgences (144)
• Conservez les preuves (constat médical et indices)
• Déposez une plainte auprès de la police (117) ou du Procureur général

 

 

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