Droit humains et homosexualité

Les droits des hommes gays et bisexuels sont inexistants en Afrique, et cela est une atteinte aux droits de l’Homme. Lors de la session du 20 juillet consacrée à ce sujet dans le cadre de la conférence de Vienne, les activistes qui étudient la question ont présenté plusieurs de leurs travaux et de leurs projets. (Source : Cocq Sida)
Selon l’un des conférenciers, la connaissance des droits et le savoir-faire sont présents sur le terrain, mais les fonds qui permettraient la diffusion et l’échange de ces informations sont totalement absents. Peu avant la fin de la session, un homme ukrainien a pris la parole pour expliquer qu’un de ses amis, qui devait l’accompagner à cette conférence, venait d’être arrêté et incarcéré dans un camp de réhabilitation. Bouleversé, l’homme a imploré la salle de prendre ce fait en considération

Lors d’une autre session consacrée plus largement a l’ensemble des droits humains, le directeur de l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne et le directeur du programme Santé et droits humains d’Human rights Watch, rapporteurs spéciaux à l’ONU, ont débattu du rôle des droits humains dans la lutte contre le VIH/sida le 20 juillet à la conférence sida de Vienne. Pour les deux panélistes, il est plus facile d’appliquer les droits humains lorsqu’ils sont intégrés dans des politiques et lorsque ces politiques résultent d’un consensus entre la population et l’ensemble des structures concernées.

Les travailleurs de premières lignes – médecins, infirmières, travailleurs sociaux dans le cas des prisonniers ou des utilisateurs de drogue – peuvent jouer un rôle important dans la mise en place de programmes qui respectent et protègent les droits de l’Homme, et le soutien financier aux pays qui ne respectent pas ces droits pourrait être remis en question. Les fonds inutilisés pourraient alors revenir aux organismes qui luttent pour les droits de l’Homme dans les pays limitrophes. Plusieurs pays s’opposeraient d’ailleurs à l’intégration des droits des minorités sexuelles au sein de l’ONU, où le terme «travailleur du sexe» serait proscrit … Dans certains pays financeurs aussi, tels les États-Unis ou le Canada, les droits de l’Homme ne sont pas toujours respectés ; un sujet sensible auquel les deux panélistes n’ont pas souhaité répondre. Enfin, à la question « Qu’est ce qui peut être fait et qu’est ce qui doit être fait ? », les deux experts répondent que l’organisation, la persévérance et la collaboration entre acteurs concernés sont la clé du succès, et qu’il faut savoir travailler un seul sujet à la fois. Une session peu satisfaisante et quelque peu récitante, donc, avec pour litanie: collaborer, communiquer.


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